La jalousie est source d’anxiété. 3 conseils pour s’en éloigner.

La jalousie est source d’anxiété. 3 conseils pour s’en éloigner.

Et vivre SA vie. Pas celle du profil Facebook d’un autre.

Quelle est la première chose que vous faite le matin ? Et le soir avant de dormir ? Pendant longtemps, ma réponse a été : «Checker mon Facebook ».

Je suis certain que parmi vous, beaucoup ont cette réponse. On passe un temps incroyable sur le réseau, c’est un réflexe impulsif.

Loin de moi l’idée de descendre Facebook. J’adore ce qu’il nous permet de faire : garder le contact malgré la distance, exprimer sa vision, s’informer, créer des évènements, développer sa marque, etc. Il n’empêche qu’une consommation à outrance du réseau entraine des effets pervers.

Par exemple, lorsque je travaille, j’ai besoin d’une « bulle d’air » de plus en plus fréquente. Alors machinalement, j’ouvre un nouvel onglet et immédiatement je presse la lettre « f », puis la touche « entrée ». Mon navigateur, qui me connait bien, fait le reste et j’atterris sur Facebook sans avoir eu le temps de dire ouf. Je survole le fil d’actualité, je me laisse flotter. C’est tellement simple de scroller. Si encore je m’informais, mais non. La flemme, les titres suffisent.

Je continue à scroller : mon meilleur ami s’éclate en vacances sur une île paradisiaque. Un collègue de bureau affiche sa nouvelle copine. Une connaissance de ma promo vient d’obtenir un super poste.

“La jalousie est un vilain défaut”

Dans ces moments, on peut ressentir un certaine anxiété, de la frustration par rapport au temps perdu. Et si ce sentiment de frustration cachait une part de jalousie ? La jalousie est une émotion complexe, constituée de plusieurs sentiments. Elle provoque l’anxiété, l’inquiétude, l’insécurité, la peur. Nous sommes tous jaloux de temps à autre, c’est un phénomène humain.

Mais lorsque la jalousie s’immisce dans notre vie quotidienne, lorsqu’elle nous rend aigri en permanence, peut-être que le temps est venu d’examiner ce sentiment de plus près.

Dans une société compétitive, on peut très vite se persuader que l’on n’est pas assez bien par rapport à nos pairs. La peur d’être banal, ni trop mal, ni trop bien. Parfois — et c’est difficile à reconnaître — on voit la réussite d’un ami et notre réaction immédiate n’est pas de la joie mais une remise en question : « Pourquoi ça ne m’arrive pas à moi ? », « Qu’est-ce-qui cloche, qu’est-ce-qui m’empêche d’atteindre mes objectifs ?». Un danger survient alors : ne plus suivre sa vie mais celle des autres. Par convention. On se focalise sur ce que les autres ont que l’on n’a pas. On s’éloigne de ce qui compte pour nous. La jalousie change inconsciemment notre manière d’être, notre humeur, notre quête de sens, notre capacité à profiter de la vie.

Alors comment s’éloigner de la jalousie et mener son propre parcours ?

La psychologue Andrea Bonoir, qui s’est penchée sur ces sentiments de jalousie, nous apporte des réponses.
Elle explique que

À petites doses, la jalousie peut être un facteur de motivation. Elle nous donne la hargne pour travailler plus et améliorer notre vie. Mais internet a multiplié les sources potentielles de jalousie. Nous pouvons nous comparer beaucoup plus facilement qu’auparavant »

Sauf que l’on a tendance à comparer notre intérieur avec l’extérieur des autres. L’extérieur parfait des clichés Instagram par exemple :

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Absorbé par ces représentations, on va poursuivre un objectif qui nous est dicté. Un objectif qui ne correspond pas à nos valeurs profondes.

Que se passe-t-il dans ces cas là ?

Lorsque l’on arrête de poursuivre notre objectif, on commet un suicide intellectuel. Notre inconscient essaie de nous ramener vers un mode de vie en accord avec nos valeurs et aspirations, mais trop souvent nous ne sommes pas à l’écoute. On créer alors un conflit intérieur et on tire sur la corde de l’inconscient, jusqu’à ce qu’elle lâche. C’est le burn-out.

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Voici donc les 3 conseils d’Andrea Bonoir pour sortir de ce sentiment de jalousie et rester en phase avec nous-même :

1) Parlez-en à un proche

Le pire, c’est que ce sentiment reste tabou malgré le fait qu’il soit universel. Identifier et admettre un tel sentiment est difficile car on ressent souvent de la culpabilité. Ces émotions négatives envers autrui vous donne la sensation d’être une mauvaise personne. Alors vous cherchez à enfouir cette jalousie mais cela ne fait qu’augmenter les tensions. La honte et l’isolement aggravent le sentiment. Pour un soulagement immédiat, n’hésitez pas à confier ces sentiments à une personne de confiance. Un proche qui ne vous jugera pas. Cela demande du courage mais c’est très efficace.

2) Ne fuyez pas la jalousie – Faites lui face

Une autre attitude efficace est, au lieu de fuir, d’admettre la jalousie lorsqu’elle se produit en vous. Vous pourrez ainsi identifier des situations récurrentes dans lesquelles ce sentiment fait irruption. Vous verrez où vous êtes vulnérable. Si par exemple c’est le profil Facebook d’une personne en particulier qui génère en vous ces sentiments désagréables, vous pouvez bloquer cette personne. Cela peut sembler drastique, mais réduire le stimulus est la première étape pour s’éloigner de la jalousie. D’une manière générale, réduire notre consommation des réseaux sociaux diminue notre état envieux envers les autres. Et par conséquent atténue notre anxiété.

3) Méditez

Plusieurs études ont montré que la méditation augmentait notre empathie envers les autres. Andy Puddicombe, un ex-moine tibétain, nous explique :

La méditation nous aide à identifier les sentiments qui se jouent en nous. Méditer nous aide donc à prendre conscience de notre tendance à juger, à critiquer et à envier les autres. C’est une excellente opportunité pour changer nos habitudes et augmenter notre bienveillance ».

La méditation, en explorant votre intérieur, vous aide également dans votre quête de sens. Il suffit de 10 minutes par jour pour ressentir des effets positifs.

Voici donc 3 conseils que vous pouvez intégrer dès aujourd’hui à votre quotidien. L’homme est la somme de ses actes disait Sartre. Il serait dommage qu’une grande partie de nos actes se résume à scroller un fil d’actualité.

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